Il arrive à chacun de traverser des périodes où les pensées semblent ne jamais s’arrêter et prendre toute la place. Une conversation repasse en boucle dans notre tête, une décision devient difficile à prendre ou des inquiétudes occupent continuellement notre esprit. Même lorsque tout semble calme autour de nous, l’activité mentale continue. Plus nous cherchons à résoudre le problème par la pensée, plus nous angoissons et finissons bloqués.

Cette tendance à ruminer ou à anticiper en permanence peut donner l’impression d’être constamment sous tension. Le cerveau cherche alors à analyser, tout contrôler et prévoir ce qui pourrait arriver, souvent dans le but de nous protéger face à l’incertitude.

Pourtant, lorsque le cerveau devient l’unique prisme à travers lequel nous abordons une situation, cela nous paralyse, nous enferme dans un dialogue intérieur répétitif dont il devient difficile de sortir.

Mais attention, le mental possède tout de même une fonction essentielle : réfléchir, anticiper, donner du sens à ce que nous vivons et prendre des décisions informées. Il ne s’agit donc pas de faire taire ses pensées à tout prix. Il s’agit plutôt de se rappeler que l’être humain ne se résume pas uniquement à son activité mentale. Nous sommes des êtres sentants !

Notre expérience du monde passe également par notre corps, nos émotions, notre grande conscience, nos intuitions, et notre présence à l’instant. Ces différentes dimensions participent elles aussi à notre perception de la vie.

Après la réflexion, il ne faut donc jamais oublier d’AGIR ! Redonner à la cognition sa juste place parmi le reste. Sinon, nous risquons de perdre contact avec ces autres dimensions de nous-mêmes. Certaines réponses ne se trouvent pas dans une reflexion supplémentaire, mais dans notre manière d’habiter pleinement notre expérience.

De cette manière, nous aborderons les situations de manière encore plus lucide, par tout notre être, plus détendu, et faisant quelque chose avec ces informations.